Grossesse

2016

Liens entre symptômes dépressifs du postpartum et incontinence urinaire

Fritel X, Tegan YE, Pierre F, Saurel-Cubizolles MJ ; EDEN Mother-Child Cohort Study Group.

Association of postpartum depressive symptoms and urinary incontinence. A cohort study.

Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol. 2016;198:52-7.

 

Evolution de l'incontinence à 4 et 24 mois postpartum

Quiboeuf E, Saurel-Cubizolles MJ, Fritel X; EDEN Mother-Child Cohort Study Group.

Trends in urinary incontinence in women between 4 and 24 months postpartum in the EDEN cohort.

BJOG. 2016 Jun;123(7):1222-8.

 

 

2015 

Dépression maternelle pendant la grossesse et développement cognitif de l'enfant

Ibanez G, Bernard JY, Rondet C, Peyre H, Forhan A, Kaminski M, Saurel-Cubizolles MJ; EDEN Mother-Child Cohort Study Group.

Effects of Antenatal Maternal Depression and Anxiety on Children's Early Cognitive Development: A Prospective Cohort Study.

PLoS One. 2015 Aug 28;10(8)    

 

Suivi échographie pendant la grossesse pour le dépistage des petits poids de naissance

2014

Rôle de la prise de poids au premier trimestre de grossesse sur la corpulence du nouveau-né.

Contexte : La variation du poids maternel au premier trimestre de grossesse est une composante de la nutrition périconceptionnelle, mais son rôle dans la croissance fœtale n’a pas encore été beaucoup étudié chez l’humain.
Objectif : Notre objectif était double : 1) Etudier l’association entre la variation de poids au premier trimestre et la corpulence du nouveau-né indépendamment de la variation de poids plus tard dans la grossesse ; et 2) Explorer le rôle potentiel du placenta dans cette relation.

Méthodes : A partir des 2002 femmes incluses dans l’étude EDEN, nous avons sélectionné 1744 paires mère-enfant qui présentaient pour les bébés une naissance à terme, et pour les mères plusieurs mesures du poids pendant la grossesse. Nous avons estimé le poids des femmes à chaque semaine de la grossesse pour ensuite calculer la variation de poids à chaque trimestre. L’association entre la variation de poids au premier trimestre et la corpulence du nouveau-né a été étudiée en tenant compte de l’âge maternel, la parité, l’IMC, le tabagisme, le niveau d’étude, la durée de la gestation, le gain de poids après le premier trimestre et le centre d’inclusion dans l’étude. Ensuite, le rôle du placenta dans l’association entre la variation de poids au premier trimestre et la corpulence du nouveau-né a été étudié avec un modèle d’analyse des chemins.

Résultats : La variation de poids moyenne au premier trimestre était de 3kg. Après prise en compte des gains de poids au second et au troisième trimestre, une prise de poids au premier trimestre s’accompagnait d’un poids de naissance et d’un poids du placenta plus élevés. Les résultats de l’analyse des chemins ont montré que l’association entre la variation de poids au premier trimestre et le poids de naissance semblait passer par l’intermédiaire du placenta.

Conclusion : La variation de poids au premier trimestre pourrait influencer la croissance fœtale indépendamment de la variation de poids plus tard dans la grossesse en partie par ses effets sur le développement du placenta.

Diouf I, Botton J, Charles MA, Morel O, Forhan A, Kaminski M, Heude B; The EDEN Study Group.

Specific role of maternal weight change in the first trimester of pregnancy on birth size.

Matern Child Nutr. 2014 Jul;10(3):315-26
 
 
 
2012
 
Marqueurs nutritionnels dans les cheveux du bébé et de la mère à la naissance.

L’apport en protéines chez le fœtus ou dans l’enfance pourrait jouer un rôle clé dans la vitesse de croissance, qui est un déterminant de l’état de santé ultérieur. Dans ce travail nous analysons le contenu en azote 15 et en carbone 13, deux isotopes stables (non radioactifs) et naturels, dans la kératine, la protéine du cheveu, pour estimer le métabolisme protéique fœtal.

La technique est simple et non invasive, il suffit de couper une mèche de cheveu chez le nouveau-né. L’analyse se fait en spectrométrie de masse de rapports isotopiques après combustion complète du cheveu. Nous avons analysé les cheveux de 239 couples mère/enfant issus de la cohorte EDEN sélectionnés au hasard avec une répartition équilibrée entre les deux centres d’étude (Nancy et Poitiers) et les niveaux d’apports protéiques maternels.

Nous avons montré que la composition en azote 15 et carbone 13 du bébé dépend de celle de sa mère. Nous avons aussi retrouvé que le bébé a des valeurs systématiquement supérieures à sa mère, ce qui signifie probablement que sa fabrication des protéines est plus rapide car il est en croissance et qu’il puise dans les protéines de sa mère. Enfin, la quantité d’azote 15 est liée à l’apport maternel en protéines.

Il s’agit de la 1ère étude de ce type sur une grande population chez l’Homme. Elle donne accès à un index du métabolisme protéique fœtal et peut être transposée à beaucoup d’autres situations en nutrition humaine. Des travaux sont en cours pour mieux comprendre les déterminants de l’utilisation de l’azote 15 chez l’homme et l’animal.

de Luca A, Boisseau N, Tea I, Louvet I, Robins RJ, Forhan A, Charles MA, Hankard R.

δ(15)N and δ(13)C in hair from newborn infants and their mothers: a cohort study.

Pediatr Res. 2012 May;71(5):598-604. doi: 10.1038/pr.2012.3. Epub 2012 Feb 1.

 

 

Obésité, prise de poids, grossesse et poids de naissance.

Contexte : Le poids des femmes pendant la grossesse peut avoir un impact sur le déroulement de la grossesse et la croissance du fœtus.

Objectif : nous avons étudié en détail la corpulence des femmes avant la grossesse et leur prise de poids pendant la grossesse et leur lien avec le risque de développer un diabète gestationnel ou une hypertension gravidique, d’accoucher prématurément, et de donner naissance à un enfant avec un poids de naissance faible (dit hypotrophe) ou élevé (dit macrosome) pour son âge gestationnel.

Résultats : tout d’abord, nous avons constaté que en moyenne, plus l’indice de corpulence des femmes (IMC) était élevé avant la grossesse, moins les femmes prenaient de poids au cours de la grossesse. Le risque de développer un diabète gestationnel et une hypertension gravidique était très fortement associé au fait d’avoir un IMC élevé avant la grossesse, et les femmes qui prenaient beaucoup de poids pendant la grossesse avaient plus de risque de développer une hypertension, mais pas un diabète. Le risque de macrosomie augmentait plus fortement avec le degré de corpulence maternel avant la grossesse qu’avec la prise de poids au cours de la grossesse. Cependant, chez les femmes qui ne développaient ni diabète ni hypertension, le rôle de la prise de poids pendant la grossesse sur le risque de macrosomie semblait renforcé. En revanche, les risques d’accouchement prématuré et d’hypotrophie étaient les plus élevés chez les femmes qui prenaient très peu de poids pendant la grossesse.

Conclusion : La corpulence des femmes pendant la grossesse et la prise de poids pendant la grossesse semblent jouer des rôles indépendants sur les risques de la grossesse et la croissance fœtale. Chez les femmes qui ne présentent pas de facteur de risque important lié au diabète ou à l’hypertension, la prise de poids pendant la grossesse doit aussi être surveillée pour ne pas être excessive en regard du risque de macrosomie. En revanche cette prise de poids ne doit pas non plus être trop limitée étant donné le risque augmenté d’hypotrophie et d’accouchement prématuré chez les femmes qui prennent trop peu de poids.

Heude B, Thiébaugeorges O, Goua V, Forhan A, Kaminski M, Foliguet B, Schweitzer M, Magnin G, Charles MA; The EDEN Mother–Child Cohort Study Group.
Matern Child Health J. 2012 Feb;16(2):355-63.

 

 

2011

 

Variation du poids maternel avant la grossesse en relation avec les complications de la grossesse et la croissance foetale.

L’évolution du poids des femmes avant la grossesse peut déterminer leur statut nutritionnel au moment de la conception, et pourrait donc avoir un impact sur l’environnement nutritionnel dans lequel l’embryon se développe et, peut-être à plus long terme, sur le développement et la santé de l’enfant.


Chez les femmes ayant accouché à terme, nous avons étudié la variation de leur poids entre l’âge de 20 ans et le début de la grossesse et regardé les liens avec la croissance foetale et les risques de certaines complications de la grossesse.
Nous avons considéré trois groupes de femmes selon l’évolution de leur poids depuis l’âge de 20 ans : celles qui ont perdu du poids, celles qui ont eu un gain de poids modéré (moins de 500g en moyenne par an), et celles ayant eu un gain de poids considéré comme élevé (plus de 500g en moyenne par an).

Nous avons observé que chez les femmes qui avaient une corpulence normale avant la grossesse (IMC<25kg/m2), le poids de naissance était plus élevé lorsque les femmes avaient pris plus de poids depuis l’âge de 20 ans.
Chez ces femmes de corpulence normale, une perte de poids avant la grossesse était associée à un risque plus élevé d’avoir un bébé petit pour son âge gestationnel. En revanche, quel que soit le poids atteint en début de grossesse, la prise de poids élevée depuis l’âge de 20 ans était associée à des risques plus élevés d’apparition de diabète et d’hypertension au cours de la grossesse.

En conclusion, il semblerait que l’histoire pondérale des femmes avant la grossesse puisse influencer la croissance foetale, et les risques de complications de la grossesse telles que le diabète et l’hypertension gravidiques. Ces résultats suggèrent que, en plus du poids des femmes avant la grossesse, et de son évolution au cours de la grossesse, leur histoire pondérale avant la grossesse pourrait être prise en compte pour la surveillance des risques d’hypertension et de diabète gestationnels.

Diouf I, Charles MA, Thiebaugeorges O, Forhan A, Kaminski M, Heude B; The EDEN Mother–Child Cohort Study Group.

Maternal weight change before pregnancy in relation to birthweight and risks of adverse pregnancy outcomes.

Eur J Epidemiol. 2011 Oct;26(10):789-96.

 

 

Rôle d’un gène du métabolisme dans la susceptibilité au diabète gestationnel

Le rôle du gène PPARgamma a été bien démontré dans le diabète de type 2 (ou diabète sucré) mais pas encore dans le développement d’un diabète pendant la grossesse, dit diabète gestationnel. Plusieurs modifications de ce gène pourraient en effet être impliquées dans le diabète gestationnel et c’est cette hypothèse que nous avons voulu vérifier dans la cohorte EDEN. L’ADN de 1708 femmes a été analysé et la présence de deux variants du gène PPARgamma étudiée en association avec le risque de développer un diabète gestationnel. Le premier variant, déjà identifié comme protecteur vis à vis du diabète de type 2, était en effet associé à un risque diminué de diabète gestationnel chez les femmes d’EDEN. Le deuxième variant étudié était quant à lui associé à un risque augmenté. De ce fait, la présence des deux variants chez une même femme était associé à un même niveau de risque que lorsqu’elles n’en portaient aucun. Cette étude a montré pour la première fois le rôle potentiel du gène PPARgamma dans la susceptibilité des femmes à développer un diabète pendant leur grossesse.

Heude B, Pelloux V, Forhan A, Bedel JF, Lacorte JM, Clément K, Charles MA; the EDEN Mother-Child Cohort Study Group

Association of the Pro12Ala and C1431T Variants of PPAR{gamma} and Their Haplotypes with Susceptibility to Gestational Diabetes.

J Clin Endocrinol Metab 2011 Oct;96(10):E1656-60.

 

2009

 

Consommation maternelle de poisson avant la grossesse et poids fœtal

Des études récentes suggèrent le rôle bénéfique de la consommation maternelle de poisson sur la croissance fœtale et le développement de l’enfant. Nous avons étudié l’association entre cette consommation et la croissance fœtale. Les mamans d’EDEN ont répondu à un questionnaire de fréquence alimentaire concernant leur alimentation avant et pendant la grossesse. Chez l’ensemble des femmes, la consommation de produits de la mer avant grossesse n’était pas associée à la croissance fœtale. En revanche, chez les femmes en surpoids (IMC>25kg/m2, n=464), une consommation de produits de la mer plus élevée avant grossesse était associée à un périmètre abdominal et bipariétal plus importants , et des mesures anthropométriques du nouveau-né plus élevées . Entre les plus faibles et plus fortes consommatrices, le poids de naissance était en moyenne plus élevé de 167g . Aucune association n’a été observée avec la consommation alimentaire au cours de la grossesse. En conclusion, une consommation plus importante de produits de la mer avant grossesse protégerait directement ou indirectement la croissance fœtale chez les femmes en surpoids. Le suivi permettra d’étudier l’existence de bénéfices pour la santé et le développement ultérieur de l’enfant.

Drouillet P, Kaminski M, De Lauzon-Guillain B, Forhan A, Ducimetière P, Schweitzer M, Magnin G, Goua V, Thiébaugeorges O, Charles MA.
Association between maternal seafood consumption before pregnancy and fetal growth: evidence for an association in overweight women. The EDEN mother-child cohort.
Paediatr Perinat Epidemiol. 2009 Jan;23(1):76-86.
 
 
 

Consommation maternelle en acides gras et croissance fœtale

Des études récentes suggèrent le rôle bénéfique de la consommation d’acides gras (AG) n-3 sur la croissance fœtale et le développement de l’enfant. Nous avons étudié l’association entre la consommation maternelle lipidique et la croissance fœtale dans l’étude EDEN. Les mamans d’EDEN ont répondu à deux questionnaires de fréquence alimentaire concernant leur alimentation pendant l’année précédant leur grossesse et pendant le dernier trimestre de grossesse. La consommation maternelle en lipides et AG a pu être estimée à partir de ces questionnaires. Aucune association significative entre les apports en lipides, AGMI, AGPI et AGS et les paramètres du nouveau-né n’a été mise en évidence chez l'ensemble des femmes. Chez les femmes en surpoids (n=366), l’augmentation du ratio AG n-3/AGPI avant grossesse était associée positivement au poids de naissance, aux circonférences de la tête, du bras et du poignet et la somme des plis du nouveau-né. La diminution d’1% du ratio était associée à une diminution moyenne du poids de naissance de 60g. Les associations avec la consommation d’AG n-3 pendant le dernier trimestre de grossesse étaient plus faibles et non significatives. En conclusion, un ratio AG n-3/AGPI élevé dans l’alimentation maternelle avant grossesse serait associé à une meilleure croissance fœtale, chez les femmes en surpoids. Le suivi des enfants permettra d’étudier l’existence de bénéfices pour la santé et le développement ultérieur de l’enfant.

Abbréviations : AG (Acides Gras), AGPI (Acides Gras PolyInsaturés), AGMI (Acides Gras MonoInsaturés), AGS (Acides Gras Saturés)

Drouillet P, Forhan A, De Lauzon-Guillain B, Thiébaugeorges O, Goua V, Magnin G, Schweitzer M, Kaminski M, Ducimetière P, Charles MA.
 
Maternal fatty acid intake and fetal growth: evidence for an association in overweight women. The 'EDEN mother-child' cohort (study of pre- and early postnatal determinants of the child's development and health).
 
Br J Nutr. 2009 Feb;101(4):583-91.
 
couleur typo eden blue : #3a9fc7







Etude de la corpulence des femmes avant la grossesse et de leur prise de poids pendant la grossesse en lien avec le diabète gestationnel, l’hypertension gravidique, la prématurité, l’hypotrophie et la macrosomie.